12 mai 2019

Privé, public, hybride : quel modèle de Cloud pour quel usage ?

Décryptage

Le Cloud, plus qu’une destination : un modèle d’exploitation

Le Cloud est progressivement devenu une option évidente pour les entreprises qui cherchent à optimiser les capacités de leurs ressources informatiques. Moins évident, toutefois, est le choix du type de Cloud à déployer. Privé, public ou hybride : quels sont les spécificités de chacun ?

Cloud privé : la sécurité d’abord

Il est bien sûr possible de mettre en place un « Cloud » dans votre propre data center. En acquérant plusieurs serveurs et le volume de stockage correspondant, vous pouvez créer un environnement dans lequel vous mettez des ressources informatiques à disposition de vos utilisateurs, selon un modèle « à la demande ».

Cette option, bien qu’onéreuse, est souvent privilégiée par les organisations qui traitent des données particulièrement sensibles, ou soumises à des contraintes règlementaires les empêchant de déplacer leurs applications et leurs données en dehors de leur data center.

Cloud public : l’élasticité à la demande

Le Cloud public est aujourd’hui largement plébiscité. Microsoft Azure supporte, par exemple, aujourd’hui des centaines de milliers de clients et des millions d’applications à travers le monde.

Dans le Cloud public, les ressources s’opèrent en hyperscale, c’est-à-dire qu’elles s’adaptent en fonction de la demande. Ce qui vous assure de toujours disposer des ressources correspondantes à vos besoins.

Ainsi, si un serveur donné est aujourd’hui alloué à une application particulière en temps réel avec un certain SLA, il pourra demain être assigné à une tâche d’arrière-plan avec un SLA complètement différent – le tout à la demande du consommateur de services Cloud.

Cloud hybride : le meilleur des deux mondes

Le Cloud hybride, comme son nom l’indique, consiste à combiner environnement on-premise et Cloud. L’intérêt étant de continuer à utiliser son data center physique pour des applications critiques ou des systèmes ne pouvant pas être facilement migré (comme les mainframes), tout en bénéficiant des avantages du Cloud, notamment optimiser les opérations à faible valeur ajoutée pour les équipes IT et réduire les coûts d’exploitation.

Le choix entre des solutions de Cloud privé, public ou hybride dépend d’un large éventail de facteurs, de cas d’usages et de contraintes. En réalité, ce n’est pas forcément une question à choix unique : de nombreuses organisations ont tendance aujourd’hui à combiner les trois types de solutions, afin de tirer pleinement parti de la valeur, des avantages et des limitations propres à chacune.